.Benjamin, G.S., I,3, p.1244 (notes préparatoires).
J.Habermas, "L'actualité de W.Benjamin.
La critique : prise de conscience ou preservation", Revue d'esthétique n° 1, 1981, p. 121.
! W.Benjamin, G.S., II, 2, p. 488.
La loi : de quel droit ?
A propos du Moïse et Aaron d'Arnold Schoenberg par Olivier Revault d'Allonnes A rnold Schoenberg, au début de son personnalité. Dans le premier cas, la Loi opéra Moïse et Aaron, fait entendre à provient de l'extérieur, où se trouve son Moïse, seul sur scène, le choeur à un fondement, sa légitimité, son efficacité et très faible niveau sonore; mais, comme le choeur probablement son but; dans le second cas, elle n'est pas sur la scène, en un point précis de provient de l'intérieur, du sujet lui-même, mais l'espace, Moïse se demande d'où vient cette voix, d'un sujet qui a besoin, si l'on ose dire, de se de quel buisson émane le récit qu'il entend et qui "raconter" qu'elle provient de l'extérieur, qu'elle décrit ce qui va se passer. Pourquoi se pose-t-il est là comme un objet à l'existence et au contenu cette question? On le sait, si l'on a lu la Bible: duquel "je" ne peux rien. On serait dans une parce qu'il va objecter à la voix qu'on ferait situation d'invocation par le sujet d'une mieux de confier la mission à son frère Aaron, "objectivité" qui retirerait à ce sujet toute qui est bon orateur, tandis que lui Moïse a la responsabilité. L'invention d'un alibi, d'un langue "lourde". En somme, il veut savoir d'où paravent; ce que Sartre appelle la mauvaise foi.
on lui parle, mais il ne semble pas se demander Nous ne connaissons que trop le "je n'ai fait qui lui parle. Le sait-il? Apparemment, oui; qu'obéir aux ordres". Il semble qu'entre les deux mais le spectateur de l'opéra de Schoenberg n'est interprétations, la loi est extérieure ou elle est pas censé le savoir, et le dispositif musical ne le intérieure, il faut choisir. Mais Schoenberg ne dit pas: bien sûr, ce peut être une voix divine, choisit pas, et même il garde soigneusement qui emplirait tout l'espace sans provenir d'un l'ambiguïté tout au long de son opéra.
point précis; mais ce peut être aussi bien une voix intérieure à Moïse, qu'il serait seul à entendre et à laquelle il n'aurait à répondre ce qu'est la loi (ou la Loi, si l'on préfère) avant qu'après une sorte de duplication de sa d'aller plus loin. On ne trouve pas, dans l'opéra, Il faut sans doute préciser, si c'est possible,
mais on trouve quelques éléments. En gros, on peut dire que la loi est celle de la primauté de l'idée sur les faits, sur l'action, notamment. En ce sens, l'acte II de l'opéra, qui en comporte trois, traite la célèbre scène du veau d'or comme le résumé, il vaudrait mieux dire le concentré de la loi, de toute loi: le veau d'or n'a été érigé que sur la demande expresse du "peuple"; avec lui et en son nom ont été pratiqués tous les crimes que Moïse reprochera à Aaron: superstition, viols, meurtres, saouleries, soumission aux idoles, polythéisme, blasphèmes. Alors que la mission qui a été confiée (par qui?) à Moïse consistait précisément à prévenir le peuple contre ces crimes. Ironie: cette mission, Moïse, à la première scène de l'acte I, suggérait qu'on la confie à Aaron!
Si la loi veut que l'idée soit supérieure à ce qu'on appelle "l'action", on se situe en fait, qu'on le veuille ou non, qu'on le sache ou non, dans un système de pensée monothéiste. En effet, le polythéisme admet forcément une pluralité de "lois", une pluralité de systèmes de référence, même s'ils sont hiérarchisés. Achille se place sous l'égide, c'est à dire sous le bouclier d'Athéna; mais il aurait pu faire un autre choix.
La dualité des "lois" est invoquée par Antigone, qui fait valoir la loi de Zeus contre et à côté de la loi de Créon. Mais la supériorité du dieu sur le roi est déjà et restera pour les siècles suivants l'amorce d'un monothéisme. Si les autocrates de dieux, c'est précisément pour répondre à toutes les Antigones possibles.
La juridiction apollinienne n'est pas la même que la poséidonienne, pour le bonne raison que ces dieux n'ont pas à régir le même royaume.
L'unicité de la loi au contraire découle de l'unité de l'Univers lui-même, qu'elle soit ou non le fruit de l'unicité de son créateur, qu'elle soit ou non déduite de l'universalité de son penseur, l'homme.
Une mauvaise habitude s'est installée chez les éditeurs de disques, c'est de ne publier de l'opéra Moïse et Aaron que les deux premiers actes, sous le prétexte que Schoenberg n'a jamais composé la musique du troisième. Raison commerciale?
Peut-être. C'est pourtant dans ce troisième acte, dont les paroles sont dues à Schoenberg, que s'exprime le plus clairement, dans les reproches que Moïse adresse à son frère, l'essentiel du contenu de la loi:
Verraten hast du Gott an die Gotter Tu as livré Dieu aux dieux, la pensée aux images, et l'on a envie de continuer: tu as livré le sujet aux objets, l'homme aux choses, la vie intérieure à l'apparence. Tu as préféré aux mots les coups de bâton (allusion à l'épisode du rocher, Nombres (XX, 8), au dialogue la guerre, bref à la loi l'événement. Or, le propre de la loi, c'est qu'elle n'est pas soumise à l'événement, et qu'au
à elle. groupes et les "individus", dans la mesure où ils existent, soient objectivement, extérieurement Ainsi conçue, donc, la loi est intimement conformes à ce qu'elle prescrit; elle exige aussi liée au monothéisme, et celui-ci est que cette conformité soit celle de l'intention, historiquement et géographiquement lié à un celle de la pensée, de la décision. On sait que petit peuple nomade, les Hébreux, qui s'opposent trois siècles avant Paul de Tarse, les Stoïciens aux empires qui entourent leur aire de vie, que ce avaient répandu ce thème, avec un incroyable soit vers Babylone ou vers l'Égypte; empires succès, dans le monde grec. Lorsque les premiers construits autour de polythéismes et de chrétiens vinrent annoncer que la vertu était une monarchies absolues, mille fois objets de question de disposition intérieure, les Grecs le figurations qui seront répertoriées sous le nom savaient déjà depuis longtemps: ils l'avaient d'"idoles". L'interdit de l'idole et de la vénération appris de Zénon de Citium, qui du reste était de l'idole, qui est probablement le résumé le plus d'origine juive. Si les innombrables ordres complet de ce qu'on appelle le judaïsme, et que éthiques qu'a connus l'espèce humaine sont faits reprend Schoenberg dans son acte III, peut lui d'évolutions lentes ou rapides, de reculs aussi, aussi, bien entendu, avoir deux sources ou bien nous touchons ici à l'une des plus bouleversantes c'est Dieu lui-même qui l'a prononcé, par révolutions : l'apparition de la présence du sujet exemple sur le Sinaï, ou bien ce sont les pâtres dans la loi. Du sujet soumis à la loi, mais aussi qui l'ont découvert pendant qu'ils poussaient leur législateur de cette même loi. Si elle est objet, bétail dans les vastes étendues qui séparent les elle n'est pas seulement objet. Ce n'est là rien de empires païens. Ernest Renan dit que "le désert moins que l'apparition de la subjectivité dans est monothéiste", ce qui est parfois vrai mais l'ordre éthique, à la fois comme dépositaire de la parfois faux; mais il veut dire par là qu'une loi, comme responsable de son application et certaine forme de solitude dans l'espace peut faire comme bénéficiaire de son respect. A l'opposé valoir la vanité des villes, des superflus et des des systèmes issus des polythéismes, qui ne préoccupations qu'ils engendrent. Le savetier prennent pas en compte les intentions plus heureux que le financier de la fable.
subjectives, mais seulement les comportements objectifs.
La différence entre les deux Ce n'est certes pas là qu'est née dans un conceptions de l'éthique est totale, en ce sens que cerveau humain l'idée de dieu, mais c'est sans les éthiques polythéistes sont presque par doute là qu'est apparue l'idée d'un dieu unique.
définition compatibles avec l'ordre social établi, Avec cette idée apparaît aussi une nouveauté, quel qu'il soit, puisque la conformité exige
l'ordre éthique monothéiste exige d'abord la conformité avec une loi (extérieure ou intérieure) qui est posée selon les exigences propres de la conscience, exigences auxquelles l'ordre social est supposé se conformer. Il en résulte un nouveau type de conflit, probablement insoluble du reste, car au lieu que la structure sociale engendre les volontés individuelle c'est l'inverse qui tend à s'imposer, et ce n'est pas toujours, et même pas souvent, possible, comme on ne tarde pas à l'observer.
Il suffit, pour s'en rendre compte, de regarder d'un peu plus près ce qui s'est passé dans l'itinéraire intellectuel d'Arnold Schoenberg. Car son opéra Moïse et Aaron n'est pas, chez lui, né d'un caprice, mais est issu d'une réflexion approfondie sur la compatibilité ou non de l'ordre éthique avec l'ordre social.
On ignore généralement que dès 1927, Schoenberg avait écrit une pièce de théâtre (sans musique) intitulée La voie biblique (Der biblische Weg), probablement injouable, et éditée une seule fois1 en italien. Sans entrer dans les détails, retenons qu'il s'agit d'une tentative, pour de jeunes Juifs viennois, de création quelque part en Afrique dite "noire", d'un État juif moderne à la suite du partage équitable d'un territoire avec un pays africain nommé Ammongéa, autrement dit en sabir égypto-grec: la Terre de Dieu. De Zeus, plus précisément. L'initiateur et le chef du projet se nomme Max Aruns.
Comme d'assez Moses, Moïse, se faisaient appeler (comme Nordau) Max, il est facile de constater qu'en choisissant ce nom pour son héros principal, Schoenberg a voulu rassembler, réunir Moïse et Aaron en une seule personne. Et c'est précisément là le noeud dramatique de toute la pièce. Asseino, le sage, le "juste", le guide spirituel de l'expédition, le dit du reste directement à Max Aruns: "Tu veux être Moïse et Aaron en une même personne!"
Moïse, à qui Dieu concède la pensée, mais à qui fait défaut la force de la parole; et Aaron, qui ne savait pas concevoir la pensée, mais qui était en mesure de l'exprimer et de remuer les masses.
C'est donc bien dans ce passage qu'en 1926 ou 1927 Schoenberg énonce pour la première fois l'impossibilité d'un rêve que l'on n'a pas fini de caresser: être Moïse et Aaron en une seule personne, c'est à dire maîtriser à la fois la pensée et l'action, l'expression de la loi et la conformité à ses exigences. Passant aux nécessités de la construction du nouvel État, Aruns va même demander à Asseino de formuler une nouvelle loi, qui n'oblige pas à éteindre les hauts- fourneaux et les centrales électriques tous les vendredis! Réponse: "ce que tu me demandes là, c'est comme si Aaron avait demandé à Moïse de l'approuver et de l'aider à ériger le veau d'or...
Nous ne nous entendrons jamais."
Pour cette raison principale, et pour d'autres que s'ils se fourvoyaient dans les villes, la vie plus empiriques, le projet d'Aruns échoue; en deviendrait beaucoup plus difficile? Sans doute.
somme, parce que la loi est inflexible à travers Qu'elle redeviendrait plus maîtrisable quand ils les siècles et les circonstances, et parce que les retourneraient au désert? Sans doute aussi. Qu'ils besoins humains évoluent. S'il existe une légiféraient pour les millénaires à venir? Peut- solution, ce qui du reste n'a rien d'évident, a-t-on être. Mais nous? plus de chance de la trouver en réexaminant la loi? ou en réexaminant les besoins humains?
qui se sont succédé depuis deux mille ans ont Parce qu'enfin, d'un côté la loi en question a été modulé assez largement ces impératifs et ceux formulée par un peuple de la haute antiquité; qui en découlent, ont prévu diverses exceptions, parce que d'un autre côté elle comporte un noyau ont défini diverses limites. Certaines théories central entouré de zones périphériques, ou si l'on sont même allées contre de la loi biblique, préfère des degrés d'importance, des impératifs déclarant, comme on le sait, qu'elle était absolument contraignants, d'autres qui le sont proclamée par les "faibles" pour enchaîner les moins, d'autres enfin qui sont plus de l'ordre de "forts". Est-ce en quelque sorte, chez Nietzsche, la superstition et qui du reste ~à ce titre sont déjà la première formulation, encore anonyme, du en marge de la loi, sinon même opposés à elle.
fameux "complot juif"? D'autres, s'appuyant sur La seule chose qui importe est de voir ce "coeur"
l'histoire et l'anthropologie, ont énoncé des de la loi, ce qu'Edgar Morin pourrait appeler "la morales existantes ou ayant existé, qui n'ont rien loi de la loi". à voir avec celle dont nous parlons. Il semblerait qu'ainsi non seulement la loi soit impuissante à On a coutume de dire que c'est le "tu ne se fonder sur quelque légitimité intérieure ou tueras pas". C'est vrai; et tout à l'heure, nous extérieure, subjective ou objective, mais qu'en avons tiré de la légende de Moïse et Aaron que outre elle échoue à se donner un contenu, même c'est l'interdiction des idoles. Mais, sans ne faire minimal, à peu près universel.
Alors, exactement qu'un, les deux impératifs sont liés: réellement: de quel droit, la loi?
l'interdiction des idoles, c'est l'exclusion du polythéisme, et l'interdiction de tuer fait partie de énoncent leurs impératifs, disent au nom de quoi l'affirmation du monothéisme dans la mesure où elles ordonnent: au nom de Dieu, au nom du roi, tuer l'homme serait tuer Dieu, puisque le coeur au nom du peuple; et l'on sait que c'est à peu de l'homme est la seule demeure digne de près dans cet ordre-là, chronologiquement, que l'Éternel. Les pâtres inconnus qui ont les les lois ont ordonné. Mais l'essentiel n'est pas Les innombrables systèmes philosophiques Toutes les lois, en même temps qu'elles
si l'on ose dire, derrière Dieu, le roi, le peuple, chacun de ces acteurs n'étant en un sens que la légitimation, le légitimateur propre à une époque donnée, tour à tour théocrate, puis monocrate, puis démocrate.
Or, en ce qui concerne la loi mosaïque, elle est dès le départ fondée à la fois sur le divin et sur l'humain, à la fois sur Dieu et sur sa résidence de choix, "le coeur de l'homme". De sorte qu'une éthique qui serait à la fois humaniste et athée ne serait pas celle d'un judaïsme "amputé" de Dieu et par conséquent dénaturé, défiguré, mais celle d'un judaïsme où l'enveloppe religieuse aurait été écartée, ouverte, comme on ouvre la peau d'un fruit, pour laisser voir dans sa pureté le contenu, qui n'est autre que la volonté humaine enfin réattribuée à son véritable auteur.
Ce n'est pas le judaïsme laïque d'aujourd'hui qui serait le fragment stérile d'une tradition millénaire, c'est à l'inverse la ritualisation du passé, en se cramponnant à la forme de la loi, qui la vide de son contenu. Le fleuve est fidèle à sa source, non pas en s'inventant des barrages, mais en coulant vers la mer, où il réalisera la vocation d'universalité qui est en lui depuis le début. Et si l'on tient plus à ce qui demeure qu'à ce qui change, Schoenberg l'a fortement exprimé dans son opéra, dans cet acte III qui est l'aboutissement de tout le conflit entre les deux frères: le domaine de la loi donne accès à 1'"extraordinaire" (das Ausserqewöhnliche). Que l'on peut comprendre comme l'irruption du divin l'irruption de l'humain dans un monde qui ne l'est pas. A l'époque des grands empires de l'antiquité; mais ces "grands empires", pour avoir changé de lieux d'étiquettes, de régimes politiques et de moyens d'oppression, ont ils aussi changé de cruauté, d'égoïsme, d'idolâtrie?
Ont-ils exorcisé toutes les menaces de barbarie?
Il est clair que Schoenberg est du côté de Moïse, contre Aaron. Signe de religiosité? Peut- être, encore que, sur le plan de la pratique religieuse, Arnold Schoenberg n'ait jamais observé les rituels, ni du protestantisme qu'il avait rallié à vingt-quatre ans, ni du judaïsme auquel il est revenu en 1933. Mais c'était un homme très scrupuleux dans tous les domaines de l'existence, parfois jusqu'à la manie.
Travailleur, perfectionniste, exigeant envers lui- même et envers autrui, il a sans cesse pris un soin extrême du moindre détail de chacune de ses oeuvres. Son attitude générale envers la "loi" est manifeste dans le combat qu'il a mené pour l'adoption du système dodécaphonique, perfectionné par lui après la première guerre mondiale; il s'agit bien, dans le système dit sériel, d'une loi nouvelle et très stricte; mais elle suppose l'abolition préalable de la loi antérieure, tout aussi exigeante, entrée dans les moeurs et riche des milliers de chefs d'oeuvre qu'elle a engendrés: la loi de la tonalité. Schoenberg à vrai dire ne la déclare pas périmée, abrogée; au contraire, il s'efforce de présenter sa propre loi du dodécaphonisme comme un élargissement de la
et bien remplacé l'ancien. Ainsi donc, en l'impossibilité d'être à la fois un sage et un musique du moins, il est nécessaire, selon homme d'action, Moïse et Aaron, au service de Schoenberg, de faire évoluer la loi vers un état l'idée et au service de la cause, si noble qu'elle nouveau dont on s'aperçoit qu'il est la réelle soit ou qu'elle paraisse.
continuation de l'état initial. A condition de cerner l'essentiel pour le faire revivre, et d'isoler l'opéra de 1933, c'était aussi, si l'on ose dire, ce qui est périmé pour le laisser disparaître. La passer du monde de l'action au monde de l'idée, et loi, dans tout cela, n'a plus besoin de se en même temps retrouver le texte même de la légitimer, en musique sur des phénomènes Torah et le mythe du veau d'or. A deux reprises acoustiques, en morale sur Dieu; elle trouve dans l'acte III, il est presque explicitement fait désormais son fondement et sa force en elle- mention du sionisme.
La première fois, même ou plutôt, en musique, sur les oeuvres lorsqu'Aaron veut évoquer, pour se disculper, la qu'elle rend possibles, et en morale sur ses Terre promise, et que Moïse lui répond contributions à plus de justice chez les hommes.
sèchement qu'elle est "une image" (ein Bild). La L'opéra de Schoenberg présente en fait la face seconde fois, lorsqu'Aaron prétend qu'il voulait théorique, ou l'expression sur le plan des idées, que ses auditeurs deviennent "ein Volk": faut-il d'un problème tout à fait pratique et concret qui traduire par "un peuple", par "une nation"? Mais est celui de la création d'un État juif, qui fait Moïse objecte que ces gens ont été élus pour l'objet de la pièce de théâtre de 1926, La voie "être au service de l'idée de Dieu". Et ce service biblique. On peut penser que si Schoenberg a exclut, bien évidemment, toute autre écrit cette pièce, c'était au moins en partie pour préoccupation. On retrouve entre les deux frères tirer au clair les rapports de sa pensée avec le (demi-frères, du reste!), la même opposition que, mouvement sioniste, que non seulement il ne dans la pièce, entre Max Aruns et Asseino: pouvait ignorer, vivant dans la ville de Theodor "nous ne nous entendrons jamais." Ce qui est ici Herzl et de Max Nordau, mais avec lequel il opposé à l'idée sioniste, ce n'est pas son semble avoir entretenu des rapports tantôt impossibilité pratique, c'est son incompatibilité bienveillants, tantôt hostiles. La pièce de théâtre avec le judaïsme dans ce qu'il a d'essentiel. En se conclut de façon on ne peut plus claire: la somme, si rien ne s'oppose sur le plan pratique, création de cet État juif est impossible à la fois à ce que l'on crée un État, rendre compte que cet pour des raisons empiriques comme la mort du État ne pourra pas être et demeurer réellement "général en chef", la fin du soutien américain, le fidèle à la pensée juive telle qu'elle s'exprime départ de la femme d'Aruns, etc., et pour des dans la Torah.
Pour Schoenberg, passer du drame de 1926 à
- ↩ SCHOENBERG (A.).- Testi poetici e drammatici, Milano, Feltrinelli 1967. "La via biblica", p.