David Grossman : Il n’est pas possible de nier le fait que du Tanakh (Bible) - des paroles des Prophètes - sont sortis quelques uns des impératifs sociaux et moraux qui servent aujourd’hui comme valeurs à toute la société occidentale.
Un petit peuple qui est toujours un outsider, peut développer des sentiments à l’égard de ceux qui soufrent, qui sont exclus, qui sont mis à l’écart, et aussi un doute à l’égard de la force et de l’arbitraire.
Mais malgré tout cela, je pense que le besoin de s’impliquer dans les affaires de la cité est totalement personnel, que la base juive lui donne un appui moral. Avec cela il faut avoir en tête qu’il y a eu aussi, de nombreux Juifs dans le monde criminel et dans la mafia ; ainsi il faut être prudent.
Question à David Grossman David Grossman, écrivain israélien, militant pour la paix judéoarabe. (réalisé par Zvia Walden pour PLURIELLES) Est-ce que le fait que vous vous sentez un devoir à l’égard de la société et que vous soyez impliqué dans l’action publique, est lié au fait que vous êtes Juif ?