Une part juive, une part non-juive – une part pour, une part contre – cohabitent en moi comme deux partitions inachevées, deux volets qui battent en sens contraire, deux vérités qui se contestent, deux défis en chiens de faïence. une face sacrée, une face profane : laquelle aura raison de l’autre ou me fera perdre la face ?

Quel est leur commun dénominateur, leur quotient de certitude, leur trait de désunion ?

Qui est de l’autre la sangsue ou l’assassin ?

Quel étouffoir de l’autre éteint la braise ou quel bûcher réduit en cendres l’hérésie de l’autre ?

Une part de roi, une part de proie, vouées peut-être à s’annuler nihil obstat.

Le moi de la fin Charles Dobzynski

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